Journée Son
L’idée c’était de faire une journée de cours habituel, avec toute la classe les élevés et le prof, là c’était Éric. Lors de cette journée il nous avait été demandé de ramené un objet sonores, alors comme objet sonores j’ai rapporté Gaël un amie musicien avec qui je travail beaucoup (comme on peut les voir dans les articles précédents). Bref, la veille de la journée je lui montré le trombinoscope des première années histoire qu’il se familiarise avec les gens de classe, pour qu’il repaire les visages, les noms. En revanche je n’avait aucune idées de la réaction des profs, je me demandé déjà si ils allaient s’en rendre compte que ce n’était pas un de leurs élèves… Au final il s’est très bien intégrer a la classe , il a participé a tous les exercices personnes n’est venu me posé des question sur lui avant le début de l’après midi, « C’est qui? C’est un pote a toi? Qu’est ce qui fait ici? », alors je leur répondais que c’était mon objet sonore.
Je vous cache pas que derrière tout sa on voulais aussi créer le trouble, et surtout on voulait tripper, on s’est habillé de la même façon avec un chapeau, une chemise avec un pull par dessus et un jeans.
Conclusion de l’expérience, on s’est rendu compte que n’importe qui pouvais participer a des journée de cours s’en que personne ne s’en rende compte, au final il n’y a que pendent les cours magistraux, histoire de l’art et philo, où l’on fait l’appel qu’il sera plus délicat de faire venir quelqu’un d’extérieure a l’école, maintenant je le dit partout même si ta pas ton bac, ni même passé le concoure d’entrée, Vous pouvez quand même venir suivre les cours, tout le monde s’en fou.
Vidéo sur youtube:
http://www.youtube.com/watch?v=kO1erhpLhvY
Son avec François Para et Éric
Dans l’amphi nous avons expérimenté la technique d’Alvin Lucier et de son œuvre « I’m sitting in a room ».
Le texte étant en anglais, Sarah nous a fait le plaisir d’utiliser sa douce voix pour refaire le même enregistrement, mais en français cette fois.
Nous n’avons pas tout à fait retrouvé le même résultat car dans l’amphi l’acoustique n’est pas adapté.
De plus, le français est une langue bien plus « sifflante » que l’anglais, ce qui explique qu’après dix heures d’enregistrement la nappe sonore était bien plus stridente et dérangeante. Mais l’expérience était bien sympathique, nous étions « sitting in a amphi ».
La veille, Éric nous avait fait écouter les enregistrements qu’il avait réalisés au Cameroun.
Le principe était de prendre de grosses flutes isolées dans la jungle et qui réagissaient à la fréquence lumineuse du soleil (si j’ai bien compris).
Nous avons donc écouté l’enregistrement pendent une heure, juste le passage des flutes du jour à la nuit ; nous avons, instantanément, ressenti le changement de temps et d’ambiance dans le son, c’était devenu bien plus intime et renfermé alors que nous écoutions la jungle et ses oiseaux.
Texte de Alvin Lucier – I Am Sitting in a Room
I am sitting in a room different from the one you are in now. I am recording the sound of my speaking voice and I am going to play it back into the room again and again until the resonant frequencies of the room reinforce themselves so that any semblance of my speech, with perhaps the exception of rhythm, is destroyed. What you will hear, then, are the natural resonant frequencies of the room articulated by speech. I regard this activity not so much as a demonstration of a physical fact, but more as a way to smooth out any irregularities my speech might have
Encore et toujours on ferme les yeux.
Parcours sonore de Marseille
Dans un flou total, ils nous amènent, on marche puis on se retrouve en voiture, on y voit toujours rien. On roule, on roule, on roule… La voiture s’arrête, « suivez les formes rouges! », dans un champ elles deviennent verte puis jaune puis même, les formes colorées prennent la teinte des lieux, des murs, des voitures… Elles se déplacent très vite, trop vite. Je recule pour mieux voir, entendre, là j’écoute! Des voitures, des chiens, du vent, nos pas.
On prend ma main puis je sens que sa monte, on monte, on monte, on monte… Sa s’arrête enfin, on nous assoie, premier soulagement, je suis enfin stable, d’un coup, on me touche la tête, je frissonne mes sens sont en éveilles, combien de temps ce fait que je n’y vois plus rien ? Je ne sait pas. Puis les lunette se lèvent, panorama sur Marseille, woah. Plus rien ne se dit dans ma tête, je vois, je suis surpris, puis de nouveau plus rien, c’est le retour, déjà? Oui.